rétablir les services essentiels, les moyens de subsistance et les économies locales dès le premier jour.
Surmonter
Elle peut durer des années, voire des décennies. Les conflits s’étendent sur plusieurs générations, les déplacements de population s’éternisent et les communautés peuvent rester dépendantes d’une aide humanitaire à court terme.
Aujourd’hui, plus de 160 millions de personnes vivent sans le soutien dont elles ont besoin pour se reconstruire, tandis que près de 118 millions de personnes sont déplacées dans le monde et que plus de 250 millions ont besoin d’une aide humanitaire.
Avec une aide internationale en baisse de 23 % en 2025, il devient de plus en plus difficile de franchir le fossé qui existe entre survivre à une crise et reconstruire sa vie.
Lorsqu’une situation d’urgence survient, de nombreuses choses sont nécessaires pour rendre la vie possible au quotidien.
Un enfant a besoin d’une école. Un agriculteur a besoin de terres pouvant être cultivées en toute sécurité. Une famille a besoin d’un logement. Une entreprise a besoin d’électricité, de routes et de clients.
Pour des millions de personnes, ces nécessités restent hors de portée longtemps après que le danger immédiat s’est dissipé.
Le PNUD travaille avec les gouvernements et les communautés pour remettre ces systèmes en état de fonctionnement, alors même que la crise perdure.
Des données plus rapides
Grâce à l’imagerie satellite, à l’intelligence artificielle, à des modèles sismiques et à des données locales, la plateforme RAPIDA du PNUD a produit une première évaluation de la catastrophe/des dégâts en quelques heures, aidant ainsi les autorités à planifier leur intervention. À mesure que de nouvelles données devenaient disponibles, l’évaluation de la situation a été affinée pour faciliter la planification du relèvement.
« Le PNUD a apporté ce dont le processus de relèvement avait un besoin urgent : une vision opérationnelle commune » — Luis Francisco Thais, Représentant résident du PNUD au Venezuela
Des communautés en sécurité
Avec le soutien du PNUD, le gouvernement ukrainien et ses partenaires s’efforcent de dépolluer les terres contaminées et de renforcer les systèmes nécessaires au relèvement.
Depuis 2022, plus de 40 000 km² de terres ont été restaurés et sont à nouveau cultivables. Les agriculteurs peuvent retourner sur des champs qui étaient autrefois trop dangereux pour être exploités.
de terres ont été restaurés et sont à nouveau cultivables
PNUD / Giles Clarke
Hassan Telfah a perdu une jambe en déminant des restes explosifs pendant le conflit. Aujourd’hui, il continue à déminer des sites contaminés et à former des équipes de déblaiement à l’identification des dangers. Le PNUD a également dispensé une formation de sensibilisation aux risques aux équipes chargées de déblayer environ 3,15 millions de tonnes de gravats en vue de la reconstruction.
Retrouver une vie ordinaire
Grâce au Programme de résilience communautaire du PNUD, elle a présenté ses produits lors d’une foire commerciale nationale, rencontré des acheteurs et conquis de nouveaux marchés.
À Kaboul, visiteurs, agriculteurs et entrepreneurs se retrouvent à l’Exposition agricole et d’élevage 2026, qui leur offre de nouvelles possibilités de rencontrer des clients et d’accéder aux marchés.
PNUD Afghanistan
Attendant des jumeaux, elle souhaitait trouver un endroit sûr où sa famille pourrait vivre ensemble.
Dans le cadre de l’approche du PNUD axée sur le relèvement des quartiers, sa famille a bénéficié d’un logement temporaire, tandis que les décombres étaient déblayés, les services rétablis et les espaces publics sécurisés. Devant son abri, elle a planté des fleurs.
« J’essaie de créer un sentiment de stabilité » — Mayyada, habitante de Gaza
Les femmes au cœur de l’action
À Gwoza, Ngala et Gulak, des groupes de femmes contribuent à faire progresser l’éducation, la sensibilisation à la santé, la consolidation de la paix, les droits des femmes et la sécurité communautaire.
« Nous ne sommes pas là uniquement pour parler, nous agissons. » — Hadiza, membre d’un sous-groupe de femmes à Gulak
Qu’il s’agisse de soutenir les victimes de violences ou de militer pour des communautés plus sûres, les femmes transforment leur leadership local en solutions concrètes.
Falmata, Fanta et Hazida (de gauche à droite) font partie des femmes qui participent au relèvement de leurs communautés et contribuent à les rendre plus sûres et plus inclusives dans le nord-est du Nigéria.
PNUD Nigeria / Amalachukwu Ibeneme
Le développement doit commencer dès le premier jour
Le défi prend de l’ampleur. Cinquante-neuf pour cent des personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde résideront bientôt dans des pays touchés par la fragilité, les conflits et la violence.
Le Programme d’action en situation de crise du PNUD met l’accent sur le développement dès le premier jour d’une crise, parallèlement à l’aide vitale, plutôt que d’attendre la fin de la situation d’urgence. Notre approche s’articule autour de trois domaines complémentaires :
renforcer les institutions et soutenir les investissements menés au niveau national pour une stabilité durable.
aider les pays à anticiper les risques, à renforcer leur résilience et à réduire les besoins humanitaires futurs.
Le développement les reconstruit.
Une entreprise qui trouve des clients. Un agriculteur qui retourne cultiver ses terres en toute sécurité. Des femmes qui renforcent leurs communautés. Une famille qui plante des fleurs devant un logement provisoire. De petits pas, mais des signes forts que le relèvement prend racine.
L’objectif est d’aider les personnes à survivre à une crise, à rentrer chez elles, à relancer leur activité, à scolariser leurs enfants et à se projeter dans l’avenir.
C’est ainsi que nous surmontons les crises.