L’année de tous
les dangers

Quand les crises s’entrechoquent
décembre 2021

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L’année 2021 a été marquée par deux crises que le monde ne pouvait ignorer – la pandémie de COVID-19 et le réchauffement climatique.

Des inondations sans précédent en Allemagne aux incendies incontrôlables en Californie et en Grèce, les conditions météorologiques extrêmes ont augmenté en intensité et en fréquence. Si certains progrès ont été réalisés en matière de climat, les réunions de haut niveau n’ont pas permis de dégager immédiatement les engagements nécessaires pour respecter les objectifs de l’Accord de Paris.

collage coloré comprenant des images d'inondations et d'incendies de forêt

Pandémie de covid-19

Alors que la pandémie mortelle continuait de se propager, annulant les gains durement acquis dans la lutte contre le VIH et la tuberculose et ôtant cinq à quinze millions de vies, ses effets socio-économiques sont devenus de plus en plus évidents.

Un homme en tenue de protection livre un sac de nourriture à une jeune fille
« Sans aide urgente, les pays à faible revenu continueront à faire face à l’impact économique de la crise de COVID-19 au cours de cette décennie décisive. Cela inclut une baisse significative des revenus des deux milliards de personnes qui constituent la main-d’œuvre informelle, où de nombreuses personnes, dont la majorité sont des femmes, résident dans des pays à faible revenu »Mandeep Dhaliwal, directrice du groupe de la santé, Bureau de l’appui aux politiques et aux programmes du PNUD.

La pandémie a mis à nu d’autres inégalités. Les pays riches ont accumulé les vaccins et les pays pauvres en ont été privés. Le tableau de suivi mondial de l’équité vaccinale établi par le PNUD, l’OMS et l’Université d’Oxford a souligné les avantages d’une égalisation des chances. Ce message est devenu d’autant plus urgent depuis l’apparition d’Omicron – le dernier variant préoccupant.

Une femme en tenue de protection marche le long des files de personnes Gros plan d'un travailleur médical remplissant une seringue
« L’iniquité vaccinale est le plus grand obstacle au monde pour mettre fin à cette pandémie et se remettre de la crise de COVID-19. Économiquement, épidémiologiquement et moralement, il est dans l’intérêt de tous les pays d’utiliser les dernières données disponibles pour rendre les vaccins vitaux accessibles à tous » Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS

Une alimentation et
une énergie équitables

Les systèmes alimentaires mondiaux ont été sous pression pour faire face à la double crise, raison pour laquelle les Nations Unies se sont réunies pour réfléchir aux moyens de changer notre façon de nous nourrir et de produire des aliments.

« Ce Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires doit être l’occasion pour nos systèmes alimentaires mondiaux de prendre un « virage à 180 degrés ». Cela implique de conduire des changements structurels, de prendre des décisions difficiles et de faire entendre des voix diverses à la table des décisions. Ce besoin de changement a été souligné par un nouveau rapport des Nations Unies qui révèle que près de 90 pour cent des subventions agricoles mondiales versées aux agriculteurs chaque année ont des effets fortement dommageables », a expliqué Achim Steiner, Administrateur du PNUD.

Une femme tient un paquet de blé et de faucille
Photo:
PNUD Liban

Lors du Dialogue de haut niveau des Nations Unies sur l’énergie, le PNUD a plaidé en faveur des centaines de millions de personnes qui ne disposent même pas d’une infrastructure énergétique de base.

« Nous sommes en 2021 et pourtant, 759 millions de personnes dans le monde n’ont pas d’électricité dans leur foyer, que ce soit pour étudier ou pour cuisiner avec la lumière allumée, et 2,6 milliards de personnes n’ont pas de combustible de cuisson propre. Le PNUD s'est engagé à mobiliser l'ensemble du système des Nations Unies, ainsi que les États membres, le secteur privé, la société civile et les institutions financières, afin de fournir une énergie propre et abordable à 500 millions de personnes d'ici 2025, à commencer par celles qui en ont le plus besoin », a déclaré Haoliang Xu, directeur du Bureau de l’appui aux politiques et aux programmes du PNUD.

Deux femmes sont assises dans une pièce sombre éclairée aux chandelles
Un sage-femme et une infirmière en salle d'urgence, la nuit au centre de santé de Chikumbi.
Photo:
PNUD/Karin Schermbucker

Une connectivité
pour tous

La fracture numérique s’est accentuée et la pandémie a également mis en évidence que nous pouvons changer rapidement, mais seulement si nous disposons des ressources nécessaires et du projet adéquat.

« Nous devons aller au-delà de notre compréhension de la connectivité qui ne se limite pas au fait qu’une personne ait ou non accès à Internet pour avoir une compréhension plus nuancée des façons dont les inégalités peuvent être perpétuées ou amplifiées dans la sphère numérique. Il est impératif que nous veillions à ce que les opportunités de travail, d’éducation et de services publics que la connectivité peut offrir soient accessibles à tous », a déclaré Robert Opp, responsable principal des services numériques du PNUD.

Une jeune fille travaille sur un devoir scolaire avec un enseignant visible sur sa télévision
Le 23 mars, la Turquie a mis en place un système de télé-enseignement au profit d'environ 18 millions d'élèves de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur.
Photo:
PNUD Turquie/Levent Kulu

Quand tout s’effondre

Au milieu des crises mondiales, des pays comme l’Afghanistan et le Myanmar ont dû également faire face à des bouleversements politiques qui ont fait reculer les droits de l’homme et qui pourraient avoir des effets potentiellement désastreux. Une évaluation du PNUD a révélé que jusqu’à 97 pour cent des Afghans sont au bord de la pauvreté universelle.

Réfugiés vivant dans un camp à l'extérieur de Kaboul sous le régime taliban Des manifestants anti-coup d'État mettent le feu à la route
« La transition se caractérise par des autorités nouvelles, une pandémie, une sécheresse et une saison hivernale qui s’annonce – chacun de ces éléments étant déjà à lui seul un défi majeur. Pris ensemble, ils forment une crise qui exige une action urgente »Kanni Wignaraja, directrice du Bureau régional du PNUD pour l’Asie et le Pacifique
Infographie : du 1er février 2021 au 1er mai 2021 830 personnes ont été tuées et 3885 personnes ont été détenues

Les défis complexes auxquels les pays fragiles sont confrontés se sont aggravés dans des pays comme Haïti qui, alors que la population se remettait encore du dernier tremblement de terre dévastateur, a de nouveau été frappé par les caprices de la nature et où environ 600 000 personnes ont besoin d’aide humanitaire.

« Le statu quo, s’agissant de la réponse aux crises, n’est plus tenable. Nous passons rapidement de la réaction à l’anticipation. Le PNUD a adapté son approche vers plus d’agilité, de réactivité et d’anticipation, afin d’aider les pays à répondre aux futures crises et à les prévenir. Nous mettons déjà cette approche en pratique dans des pays et des régions comme le Soudan, Haïti, l’Afghanistan et le Sahel » Asako Okai, directrice du Bureau de crise du PNUD

Vers Glasgow
et au-delà

À la fin d’année, les yeux du monde entier se sont tournés vers la COP26 en Écosse. Les engagements nationaux sur le changement climatique, appelés « contributions déterminées au niveau national » (CDN), sont au cœur de l'Accord de Paris. Dans le cadre de sa Promesse climatique, le PNUD a aidé 120 pays à améliorer leurs CDN. Maintenant, il est temps de transformer les promesses en actions grâce au vaste portefeuille du PNUD lui permettant d’aider les pays, grands et petits, à prendre des mesures audacieuses en matière d'énergie, d'adaptation et de résilience, de nature, de forêts, de finances, de genre, de communautés autochtones et locales, d'emplois verts et d'économie circulaire.

Le Pacte de Glasgow pour le climat marque des avancées importantes, mais il reste encore beaucoup à faire. L'objectif de l'Accord de Paris de maintenir l'augmentation des températures mondiales en dessous de 1,5°C (2,7°F) est toujours d'actualité, mais tous les pays doivent prendre des mesures ambitieuses et urgentes.

Les gens avec des signes marchent dans la rue
Des jeunes brandissant des pancartes pendant la marche lors de l'événement Pre-COP, alors que les ministres préparent la conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP26).
Photo:
Mauro Ujetto
« Pour faire face à l’urgence climatique, écologique et sociale, il est pressant de mettre à jour la bureaucratie internationale, comme cela a été fait pour l’urgence sanitaire liée à la crise de COVID-19, mais sans perdre de vue l’inclusion, la diversité culturelle, la liberté et une transition juste. Chaque individu, ville, province, pays et continent a un devoir simple : il est temps d’agir, et il n’y a pas d’échappatoire possible » Máximo Mazzocco, jeune militant de l’initiative #Génération17 du PNUD avec Samsung
Máximo Mazzocco prend un selfie avec Francisco Vera à la COP26
Máximo Mazzocco, jeune leader du projet #Génération17 du PNUD avec Samsung, rencontre Francisco Vera, un jeune activiste climatique de 12 ans, lors de la COP26.
Photo:
Máximo Mazzocco

En 2021, le PNUD était le premier à plaider pour que les combustibles fossiles soient relégués aux oubliettes.

« Le monde continue de dépenser des milliards de dollars en subventions aux combustibles fossiles, alors que des centaines de millions de personnes vivent dans la pauvreté et que la crise climatique s’accélère. Alors que les voyants de l’humanité sont au rouge, les scientifiques nous expliquent que seules la décarbonisation et l’action climatique les plus ambitieuses permettront de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius », a déclaré Achim Steiner, Administrateur du PNUD.

« Au moins nous, nous avions un astéroïde. Quelle est votre excuse ? » Frankie, le dinosaure.
Un dinosaure prend la parole sur le podium de la salle de l'Assemblée générale des Nations Unies
La campagne et le court-métrage du PNUD « Ne Choisissez pas l'extinction » visent à mettre en lumière les effets néfastes des subventions aux combustibles fossiles.
Photo:
PNUD